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Les trois points du bon patinage

Dans cet article, Ryan Walter se remémore ce que c'était d'être une étoile montante dans l'univers du hockey la première année où le Canada a réuni une équipe d'étoiles pour le Championnat mondial junior il y a 34 ans. Le fait de bien jouer dans ce championnat continue d'être une voie d'entrée dans la LNH pour ces jeunes joueurs. La pression de la concurrence et le fait d'être loin de la maison à Noël font partie du lot pour ces jeunes hommes.

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par Ryan Walter
Courtoisie de Hockey Now

Il y a 34 ans, à l'âge de 19 ans, je participais au Championnat mondial junior à Montréal. Mon expérience dans le milieu junior mondial avait commencé cette même saison en août à Toronto, où un jeune homme de 16 ans de l'Ontario nommé Gretzky était venu au camp d'entraînement pour tenter de se qualifier pour l'équipe. L'entraînement au camp était incroyablement exigeant! La crème de la crème a été choisie parmi 50 candidats pour combler les 24 positions de la liste des joueurs finale. Des légendes du hockey comme Bobby Smith, Wayne Babych, Mike Gartner et, bien sûr, Wayne Gretzky ont finalement fait partie de l'équipe et la chose la plus impensable pour une équipe du Championnat mondial junior canadienne est arrivée... nous nous sommes classés troisièmes et n'avons remporté que la médaille de bronze.

C'était la première année que le Ligue canadienne de hockey (comme elle était nommée à l'époque) réunissait une équipe de joueurs étoiles. Auparavant, les équipes qui gagnaient la Coupe Memorial avaient l'honneur de jouer sur la scène internationale au cours de la saison suivante. Hockey Canada a développé la catégorie junior mondiale de manière remarquable. Gagner l'or est un désir qui brûle dans le cœur de chaque joueur canadien participant au nom de notre pays. Avec une équipe aussi talentueuse, finir troisième a été déchirant. Lou Holtz, l'entraîneur de football légendaire, a déjà dit : « Il faut du talent pour gagner, mais même avec du talent il est toujours possible de perdre. C'est les -les instructeurs qui peuvent faire toute la différence. » Nous avions une de ces équipes débordant de talent qui n'a jamais vraiment su trouver son rythme.

Que représente le Championnat mondial junior pour les jeunes joueurs? Premièrement, avant que je n'essaie de me qualifier pour l'équipe du Championnat mondial junior, je n'avais pas d'agent. Après que j'aie été capitaine de l'équipe, tous les agents du pays m'appelaient. Ce genre d'expérience permet de mieux comprendre la pression sournoise qui se cache dans l'esprit des jeunes joueurs de catégorie junior. Le succès ou l'échec des futures carrières de ces joueurs dans la LNH est fortement influencé par la façon dont ils jouent dans ce tournoi se déroulant pendant les fêtes. J'ai mentionné avoir joué avec Wayne Gretzky quand il était jeune. Wayne était bien connu avant le Championnat mondial junior, mais, après qu'il ait compté le plus grand nombre de buts dans le championnat à 16 ans, il est devenu une vedette mondiale.

Noël représente le moment idéal de la saison de hockey où tenir un tournoi si important, sauf pour les familles des joueurs. Ma famille n'aimait pas que nous soyons séparés à Noël. La température du temps des fêtes est une bonne température pour le hockey, par contre je me souviens du froid de Montréal ainsi que de la neige qui tombait alors que je marchais de l'hôtel au Forum. Le climat de l'est était un si grand changement par rapport à la pluie de Vancouver (et de Seattle, où je jouais) qu'en combinaison avec l'excitation de jouer au Championnat mondial junior, cela a fait de ce Noël un moment dont je me souviendrai à jamais.

En regardant le Championnat mondial junior cette saison, savourez la tension dramatique, mais souvenez-vous que chaque joueur est aussi une personne. Éloignés de leurs familles à Noël, soumis à une terrible pression par rapport à l'avenir de leur carrière à l'âge de 19 ans, cherchant à s'intégrer à une nouvelle équipe et sachant que l'or est le seul résultat qui compte, ces jeunes joueurs apprennent à gérer toute une gamme d'émotions fortes tout en essayant de rester performants. Nous exigeons de ces jeunes qu'ils grandissent rapidement. À l'âge de 53 ans, alors que je ne sais toujours pas ce que je veux --devenir, voilà les émotions qui me reviennent quand je réfléchis à mon expérience dans le cadre du Championnat mondial junior. À l'époque, je croyais que le pointage et les résultats étaient tellement importants, mais, 34 ans après, je ne me souviens que des émotions que je ressentais.


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