Les jeunes joueurs ont besoin de carburant pour leurs corps actifs et un déjeuner santé est une excellente façon de les préparer pour un match.
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Cela s’applique certainement à ce qu’ils mangent le jour d’un match. Prenez la recrue Lars Eller des Canadiens de Montréal qui a établi un plan d’alimentation bien défini les jours de match qu’il peut suivre les yeux fermés tellement qu’il l’a répété. Dès le lever du jour, Eller boit une boisson protéinée de lactosérum avant de diriger vers la patinoire pour la séance matinale. Une fois sur place, il mange deux œufs, des fruits frais et du gruau avant de sauter sur la glace. Il fera suivre cela d’un spaghetti sauce à la viande et peut-être une poitrine de poulet et peut-être une salade avant de faire une sieste. Trois heures avant la première mise en jeu, il mangera un sandwich et du yogourt avec des céréales. De toute cette routine, une seule étape est immuable pour Eller. « Le déjeuner est la partie la plus importante », racontait Eller à NHL.com en mars. « Du reste, tant que j’ai la même quantité de nourriture, ce n’est pas que je doive absolument manger une poitrine de poulet ou un type de pâtes en particulier. C’est plus une question de quantité de nourriture. » Eller vient d’une famille de hockey. Son père Olaf dirige une équipe semi-professionnelle au Danemark, son pays natal, et ses trois frères ont pratiqué le sport à un haut niveau. Il est peu surprenant que sa routine de déjeuner les jours de match est pratiquement parfaite selon la nutritionniste montréalaise Pearle Nerenberg. Nerenberg a joué pour l’équipe de l’Université Cornell alors qu’elle étudiait en nutrition, puis elle a complété sa maîtrise à l’Université McGill à Montréal. Maintenant qu’elle dirige sa propre firme de consultants, Nutrition Athletica, Nerenberg a beaucoup concentré son travail sur le hockey juvénile et elle planche présentement sur un guide de nutrition pour les parents de joueurs de hockey. Elle affirme que le dernier repas avant le match est le plus important de la journée, mais que le processus de recharge d’énergie pour qu’un athlète soit au sommet de sa forme pour un match démarre au déjeuner. « C’est comme si nous avions une batterie en nous qu’il faut garder aussi chargée que possible avant le match », explique Nerenberg. « Si vous commencez à charger votre batterie au déjeuner, vous ne dépendrez pas autant de ce dernier repas avant le match. Si vous vous fiez seulement sur le repas avant le match, vous n’aurez probablement pas suffisamment de temps pour recharger la batterie complètement puisque plus vous êtes tendus en pensant au match, plus cette tension ralentira votre digestion. » Selon Nerenberg, le repas normal d’un joueur avant un match constitué d’une poitrine de poulet et de pâtes est idéal puisqu’il permet de refaire les stocks de glucides pour passer à travers la rencontre. Pendant un match, elle affirme que 80 à 90 pour cent de l’énergie d’un joueur provient de la combustion des glucides alors que pendant une journée régulière, ce taux chute à 60 ou 70 pour cent. C’est pourquoi elle concentre une grande partie de son attention avec les jeunes joueurs sur l’identification d’aliments à haute teneur en glucides et autres nutriants pour qu’ils planifient adéquatement leur menu tout au long de la journée. Le processus démarre au déjeuner puisqu’un repas inadéquat pour lancer la journée peut entraîner des conséquences jusqu’à ce que la rondelle soit mise en jeu. « Il y a un effet domino ou un effet yo-yo puisque vous créez un trou qui doit être rempli tout au long de la journée », explique Nerenberg. « Si vous ne démarrez pas votre journée avec un déjeuner adéquat, votre niveau d’énergie est moins élevé et les manques seront plus intenses pour le reste de la journée. » Nerenberg suggère qu’un déjeuner idéal le jour de match serait composé de céréales entières riches en glucides, idéalement un bol de gruau, des fibres que l’on retrouve dans les fruits frais et des protéines comme des œufs, des produits laitiers ou même une poudre protéinée ajoutée à votre gruau. En résumé, elle confirme qu’Eller est sur la bonne voie et que les jeunes joueurs gagneraient à suivre son exemple. |
